En 1987, l’éditeur japonais Capcom lance sur Famicom (la NES japonaise) une toute nouvelle licence baptisée Rockman, rapidement rebaptisée Mega Man pour sa sortie en Occident. Conçu par une jeune équipe menée par Akira Kitamura et l’illustrateur Keiji Inafune, ce jeu d’action et de plateforme 8-bits allait poser les bases d’une franchise monumentale du retrogaming.

Un concept novateur pour la Nintendo NES
À une époque où la majorité des jeux vidéo imposent une progression strictement linéaire, Mega Man débarque avec une idée révolutionnaire : la liberté de choix.
Le titre se démarque immédiatement de la concurrence grâce à plusieurs mécaniques clés :
Le choix de l’ordre des niveaux : Dès l’écran titre, le joueur fait face à six Robot Masters et choisit librement par quel niveau commencer.
Le vol de pouvoirs : Vaincre un boss permet d’absorber son arme emblématique. Mega Man change alors de couleur et gagne une nouvelle capacité utilisable dans les autres stages.
Le système du Pierre-Feuille-Ciseaux : Chaque boss possède une vulnérabilité précise à l’arme d’un autre Robot Master. Trouver le bon ordre d’affrontement transforme radicalement la difficulté de l’aventure.
Une difficulté légendaire et un gameplay millimétré
Derrière ses graphismes colorés et ses musiques mémorables composés par Manami Matsumae, Mega Man premier du nom est réputé pour son exigence sans concession.
Les six Robot Masters d’origine : Cut Man, Guts Man, Ice Man, Bomb Man, Fire Man et Elec Man. Chacun offre un niveau à l’ambiance visuelle et sonore unique.
Une précision chirurgicale : Entre les blocs apparaissants de Cut Man et les pièges mortels du niveau d’Elec Man, le moindre faux pas est puni de mort immédiate.
La forteresse du Dr. Wily : Une fois les six robots vaincus, le joueur doit affronter une suite de niveaux d’une difficulté redoutable, couronnée par le terrible boss de slime « Yellow Devil ».
L’héritage du robot bleu
Malgré des ventes modestes à son lancement — en partie à cause d’une pochette américaine devenue tristement célèbre pour sa laideur —, le bouche-à-oreille fait son œuvre. Capcom valide une suite, Mega Man 2, qui affinera la formule pour en faire un chef-d’œuvre absolu de la console.
Aujourd’hui encore, le premier opus conserve une place à part. Il a introduit l’un des mascottes les plus identifiables du jeu vidéo et posé les jalons d’un genre à part entière.




