Denver, le Dernier Dinosaure : Le géant vert à lunettes roses qui a marqué toute une génération

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« Denver, le dernier dinosaure, c’est mon ami et bien plus encore ! » Si vous avez grandi à la fin des années 80 ou au début des années 90, il est techniquement impossible de lire cette phrase sans la chanter. Débarquée en France le 20 mars 1988 dans l’émission FR3 Jeunesse, la série Denver, le dernier dinosaure a instantanément conquis le cœur des enfants.

Créée par Peter Keefe et produite par World Events Productions (à qui l’on doit également Voltron), cette coproduction franco-américaine proposait un cocktail irrésistible : de la musique rock, du skateboard, une bande de copains attachants et un corythosaure vert amateur de guitare électrique. Retour sur les coulisses d’un dessin animé culte de notre enfance !

L’histoire : Une naissance rock’n’roll au cœur de Los Angeles

L’intrigue commence lorsqu’une bande d’adolescents californiens passionnés de skateboard et de musique cherche un endroit tranquille pour s’entraîner. En explorant un terrain vague près d’un chantier, Wally, Jeremy, Mario et Charlie font une découverte extraordinaire : un œuf de dinosaure géant et fossilisé.

Sous leurs yeux ébahis, l’œuf éclos et donne naissance à un sympathique dinosaure vert. Baptisé Denver d’après le nom de la ville inscrite sur un panneau publicitaire à proximité, le reptile préhistorique se révèle être d’une intelligence surprenante et d’une gentillesse absolue.

Très vite, la bande adopte Denver et décide de cacher son existence au reste du monde pour le protéger. Pour passer inaperçu dans les rues de Los Angeles, Denver enfile une casquette, des baskets et une paire de lunettes de soleil rose fluo, devenant sans le vouloir le symbole ultime du style rétro des années 80 !

Une bande de personnages haut en couleur

La magie de la série reposait énormément sur la dynamique entre Denver et sa bande de protecteurs, chacun apportant sa personnalité :

  • Wally : Le leader naturel du groupe, bienveillant, passionné de musique et toujours prêt à aider son nouvel ami préhistorique.

  • Jeremy : Le cerveau de la bande, féru d’informatique et d’histoire, qui cherche toujours à comprendre les origines scientifiques de Denver.

  • Mario : Le casse-cou amateur de sensations fortes et spécialiste du skateboard.

  • Charlie (Chet) : Le rigolo de la bande, toujours en quête d’un encas ou d’une bonne blague.

  • Heather : La sœur aînée de Wally, qui rejoint rapidement le groupe pour les aider à veiller sur le secret.

Une coquille magique pour voyager dans le temps

L’un des éléments narratifs les plus originaux de la série résidait dans les morceaux de la coquille d’œuf de Denver. En appliquant un morceau de coquille sur son front, Denver et ses amis pouvaient voyager dans le passé et vivre des visions immersives de la Préhistoire, un aspect éducatif parfaitement intégré au récit.

Morton Fizzback : Le vilain cupide par excellence

Que serait un bon dessin animé des années 80 sans un véritable méchant ? Face aux adolescents se dresse Morton Fizzback, un promoteur de spectacles sans scrupules, cupide et malhonnête.

Ayant découvert l’existence du dinosaure, Fizzback n’a qu’un seul objectif : capturer Denver pour le transformer en attraction lucrative et s’enrichir à ses dépens. Assisté du professeur Funt, un scientifique excentrique, Fizzback élabore des plans toujours plus extravagants pour kidnapper le géant vert, contraignant la bande d’adolescents à ruser constamment pour déjouer ses pièges.

Un générique culte et une ambiance très « Eighties »

Si Denver, le dernier dinosaure est resté gravé dans les mémoires, c’est en grande partie grâce à son ambiance résolument ancrée dans la pop culture de son époque.

Une chanson inoubliable

En France, le générique interprété par Bernard Denimal sur une composition de Dale Schacker est devenu un véritable monument de la musique télévisuelle. Ses riffs de guitare entraînants et ses paroles rythmées ont fait chanter des millions de petits Français et résonnent encore dans toutes les soirées nostalgiques.

Un hymne à la jeunesse des années 80

Skateboard, BMX, guitares électriques, lunettes fluo, halls de jeux d’arcade… La série offrait une représentation idéale de la jeunesse californienne de l’époque. Denver lui-même n’était pas un monstre effrayant, mais un membre à part entière du groupe, capable de jouer de la guitare solo sur scène lors des concerts de la bande !

Quel est l’héritage de Denver aujourd’hui ?

Aujourd’hui encore, Denver, le dernier dinosaure bénéficie d’un capital sympathie gigantesque auprès de la génération 80/90 :

  1. Le marché du jouet vintage : Les figurines articulées d’époque, le fameux dinosaure en peluche et les objets dérivés estampillés Denver sont devenus des pièces de collection très recherchées par les passionnés de pop culture rétro.

  2. Le remake en 3D : En 2018, une nouvelle série animée en images de synthèse a vu le jour (Denver, le dernier dinosaure sur M6/Tiji), prouvant que le concept originel conserve une force d’attraction intacte auprès des nouvelles générations d’enfants.

  3. Le symbole de toute une époque : Au-delà du simple divertissement, Denver reste l’ambassadeur d’une animation télévisée bienveillante, axée sur l’amitié, la tolérance et la protection de la nature.

Un voyage rétro à savourer sans modération

Plus de trois décennies après son apparition sur nos écrans cathodiques, Denver, le dernier dinosaure garde un charme fou. Que ce soit pour vous offrir un shoot de nostalgie pure en réécoutant son générique ou pour faire découvrir ce héros préhistorique si attachant à vos enfants, n’hésitez pas à replonger dans l’univers coloré et rock’n’roll du plus célèbre des dinosaures de la télévision !

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